Ces classes accueillent des enfants étrangers non francophones nouvellement arrivés en France (primo-arrivants). Elles dispensent un enseignement adapté au niveau des élèves en fonction des évaluations menées à leur arrivée. Les objectifs essentiels sont la maîtrise du français comme langue de scolarisation et l'intégration de ces élèves dans l'établissement scolaire. Ils doivent donc être inscrits dans les classes ordinaires correspondant à leur niveau scolaire sans dépasser un écart d'âge de plus de deux ans avec l'âge de référence correspondant à ces classes. Ils doivent bénéficier d'emblée d'une part importante de l'enseignement proposé en classe ordinaire, a fortiori dans les disciplines où leurs compétences sont avérées (langue vivante, mathématiques...). Dans le cas où la dispersion des élèves ne permet pas leur regroupement en classe d'accueil, des enseignements spécifiques de français sont mis en place.
Une section d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) accueille, au sein d'un collège, des adolescents de 12 à 16, 18 ans présentant des difficultés scolaires graves et persistantes ; elle dispense une formation générale, technologique et professionnelle permettant l'accès à une qualification professionnelle de niveau V.
En 6e et 5e SEGPA, les élèves suivent un enseignement général et préprofessionnel et, à partir de la 4e , un enseignement professionnel menant vers une formation qualifiante de niveau CAP.
Un certain nombre d'élèves à la fin de leur scolarité en SEGPA intègrent les lycées professionnels pour terminer la préparation au CAP, ils peuvent aussi effectuer une formation en alternance dans un centre de formation d'apprentis.
L'enseignement général est dispensé par un professeur des écoles spécialisé ; l'enseignement professionnel par un professeur de lycée professionnel.
L'admission d'un élève en SEGPA se fait, avec l'accord de sa famille, par décision de l'inspecteur d'académie après avis favorable d'une commission départementale.
Depuis septembre 2010, tous les dispositifs collectifs de scolarisation implantés en établissement secondaire pour la scolarisation des élèves handicapés ou malades sont dénommés « unités localisées pour l'inclusion scolaire » (Ulis).
L'Ulis accueille une dizaine d'élèves maximum, présentant le même handicap ou les mêmes troubles, au sein d'un collège ordinaire.
Le jeune scolarisé en Ulis suit les cours dispensés dans la division correspondant au niveau de scolarité mentionné dans son projet personnalisé de scolarisation (PPS). Lorsque le besoin s'en fait sentir, il peut suivre un enseignement adapté dispensé en petits groupes par un enseignant spécialisé, coordonnateur du dispositif.
Il existe différentes Ulis correspondant aux besoins des élèves présentant des :
- troubles des fonctions cognitives ou mentales (dont les troubles spécifiques du langage écrit et de la parole) ;
- troubles envahissants du développement (dont l'autisme) ;
- troubles des fonctions motrices (dont les troubles dyspraxiques) ;
- troubles de la fonction auditive ;
- troubles de la fonction visuelle ;
- troubles multiples associés (pluri-handicap ou maladie invalidante).
L'admission en Ulis est soumise à l'avis favorable de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).